Bois de coffrage ou bois de charpente : ne pas confondre les usages
Le bois est omniprésent dans le secteur du bâtiment, mais son usage suppose une sélection rigoureuse selon sa destination. Trop de professionnels confondent encore bois de coffrage, bois de charpente, bois sec ou bois brut, ce qui peut entraîner des malfaçons, des accidents ou des surcoûts.
Le bois de coffrage est utilisé temporairement pour mouler le béton. Il n’a pas vocation à rester en place. On privilégie donc des essences économiques comme le pin ou le sapin, souvent bruts, non rabotés. L’important est d’assurer une bonne tenue mécanique, une planéité suffisante et une facilité de décoffrage. Le taux d’humidité acceptable peut dépasser 20 %, à condition que la structure du bois soit saine.
Le bois de charpente, en revanche, est un bois structurel. Il doit répondre à des critères stricts : séchage maîtrisé, résistance mécanique certifiée (classe C18 à C24), traitement contre les insectes et champignons. Il intervient dans des ouvrages durables : poutres, chevrons, pannes, fermes. L’utilisation d’un bois non conforme dans ce contexte est un défaut grave.
Enfin, dans les aménagements intérieurs, les menuiseries ou les habillages, le bois choisi doit répondre à des exigences esthétiques (nœuds, veinage, teinte), mais aussi de stabilité dimensionnelle. Le recours au bois sec (taux d’humidité < 12 %) devient alors incontournable.
Connaître la différence entre ces familles de bois permet d’acheter juste, de poser dans les règles, et d’optimiser les coûts en évitant les gaspillages ou les litiges techniques.














