Choisir le bon type de ciment selon la nature de l’ouvrage
Le ciment est le liant hydraulique central dans la composition du béton, du mortier et de nombreux produits préfabriqués. Toutefois, il n’existe pas un seul ciment universel, mais plusieurs types normalisés (CEM I, CEM II, CEM III, etc.), chacun présentant des propriétés spécifiques adaptées à des usages précis.
Le CEM I (ciment Portland pur) est recommandé pour les chantiers à forte exigence de résistance initiale : poteaux, planchers, structures verticales ou zones à décoffrage rapide. Il est particulièrement adapté aux travaux nécessitant une montée rapide en résistance, mais peut être sensible à la fissuration si le retrait n’est pas maîtrisé.
Le CEM II (ciment composé) contient des ajouts tels que des fillers calcaires, du laitier ou de la pouzzolane. Il est idéal pour les travaux courants, le bâtiment résidentiel, les éléments de structure classique. Moins énergivore à produire, il présente aussi une meilleure durabilité en ambiance agressive.
Le CEM III (ciment au laitier) est préconisé pour les ouvrages en milieu marin, les stations d’épuration, les fondations profondes. Son dégagement de chaleur est faible, ce qui le rend approprié pour les ouvrages massifs ou sensibles aux fissures.
Le bon choix dépend de l’environnement du projet, des performances mécaniques attendues, du type de mise en œuvre (pompage, vibration, température extérieure), et du cycle de vie de l’ouvrage. Une erreur dans le choix du ciment peut entraîner des retards, des non-conformités, voire des sinistres structurels.
Il est donc indispensable d’analyser les exigences du chantier et de s’appuyer sur les recommandations du fournisseur pour sécuriser la qualité de l’ouvrage dès la base.














