Pourquoi choisir du basalte plutôt que du calcaire pour vos chantiers ?
Le choix du granulat joue un rôle fondamental dans la durabilité et la performance des ouvrages en béton. Deux types de granulats se partagent principalement le marché : le calcaire, plus tendre et plus abondant, et le basalte, plus dur et plus dense. Si le calcaire peut convenir pour certains ouvrages courants, le basalte s’impose comme le matériau de référence dans les projets à forte exigence technique ou à haute durabilité.
Le basalte possède une densité de l’ordre de 2,9 à 3,0 t/m³, contre environ 2,5 à 2,7 t/m³ pour le calcaire. Il présente une résistance à l’écrasement nettement supérieure (>120 MPa), ce qui est crucial pour les ouvrages soumis à des charges importantes ou des sollicitations dynamiques : bâtiments à plusieurs étages, ponts, ouvrages d’art, dallages industriels, etc.
Sa très faible porosité en fait un matériau peu perméable à l’eau et donc moins sujet à l’éclatement par cycles gel/dégel. Ce point est particulièrement important dans les régions humides, où les matériaux sont exposés à une alternance régulière de sécheresse et de saturation en eau. De plus, le basalte est chimiquement inerte vis-à-vis des alcalis contenus dans le ciment, ce qui réduit significativement le risque de réaction alcali-granulat (RAG), un phénomène pathogène redouté dans les bétons de structure.
Les entreprises de gros œuvre qui souhaitent garantir à leurs clients des structures durables, solides et conformes aux normes de qualité les plus exigeantes, privilégient aujourd’hui le basalte. Il est également le matériau de choix pour la fabrication de blocs de haute résistance, les produits préfabriqués à forte contrainte, ou encore pour la formulation de bétons haute performance.
Par ailleurs, bien que son coût initial puisse être légèrement supérieur à celui du calcaire, son excellent rapport performance/coût permet souvent de faire des économies à moyen terme. Moins de maintenance, moins de sinistres, et une meilleure image de marque pour les promoteurs engagés dans une démarche qualité.
Enfin, pour les travaux publics, les appels d’offres stipulent de plus en plus la nature du granulat. De nombreux CCTP exigent une résistance Los Angeles < 25 pour les granulats utilisés en couche de roulement, ce que le basalte satisfait largement, contrairement à beaucoup de calcaires locaux.
Le choix du basalte ne repose donc pas sur une logique de tendance, mais sur des critères techniques objectifs, issus de la science des matériaux et des retours d’expérience de chantiers exigeants.














